Cinquante ans de Pays moins avancés : logique et impact d’un traitement international différencié

8 décembre 2021, En ligne

50 ans après la création de la catégorie et à la veille de la 5ème conférence des Nations Unies sur les Pays les moins avancés (PMA), le but de cette conférence est de faire apparaître quelle est encore la validité et quel a été l’impact de cette tentative sans équivalent de différenciation à l’échelle mondiale dans le traitement économique des pays en développement.

Organisateurs :  Ferdi, UN OHRLLS, OCDE Centre de développement et Ministère français de l'Europe et des affaires étrangères.

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CONFÉRENCE EN LIGNE
Traduction simultanée français / anglais

Mercredi 8 décembre
14h00 - 18h30 (heure Paris) // 8:00 -5:30 pm (heure New York)

LIEN VERS INSCRIPTION (Zoom)

Programme

Ouverture
2:00-2:30 pm (CET)

Courtenay Rattray,  ONU, Haut représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement (OHRLLS)

Philippe Lacoste, Directeur du développement durable, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Ragnheiður Elín Árnadóttir, Directeur, OCDE Development Centre

Patrick Guillaumont, Président de la Fondation pour les Études et recherches sur le développement international (Ferdi)

50 ans après: logique de la catégorie et de ses critères, sa validité aujourd’hui. Pourquoi et comment différencier entre pays en développement?
2:30-3:45 pm (CET)

Cette session examinera d'abord la raison d'être de la catégorie, son évolution au cours d'un demi-siècle, sa pertinence actuelle en tant que seule catégorie officiellement reconnue pour mobiliser le soutien international et la robustesse des principes et des critères sur lesquels elle repose.

Deuxièmement, la session examinera l'utilité de la catégorie des PMA, elle-même basée sur des critères, par rapport à une différenciation uniquement guidée par des critères continus, et elle montrera le rôle que les critères d'identification des PMA peuvent jouer au-delà du processus de leur identification. 

Troisièmement, alors que la vulnérabilité apparaît de plus en plus comme un problème majeur pour les PMA, la session devra aussi se demander si la catégorie et les critères des PMA peuvent être adaptés pour faire face aux nouveaux défis de l'insécurité et du changement climatique.  Et quel rôle un indice de vulnérabilité multidimensionnel et universel, tel que préparé par l'UNSG, peut jouer à cet égard ?

INTRODUCTION

Patrick Guillaumont,
Ferdi


PANEL DE HAUT NIVEAU

Jose Ocampo, Professeur, Columbia University; Président du Comité des politiques de développement aux Nations unies (UN CDP).

SE l'Ambassadeur Perks Ligoya, Représentant permanent du Malawi aux Nations unies, Président du groupe des PMA.

Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale, Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Rt Hon Patricia Scotland,  Secrétaire générale, Secrétariat du Commonwealth.

Koen Doens, Directeur General, Direction générale pour les parteariats internationaux INTPA, Union européenne. 


QUESTIONS DU PUBLIC

L’impact de l’appartenance à la catégorie sur le développement des PMA. Ce qui rend la différenciation efficace
4:00-5:15 pm (CET)

Cette session s’attachera à faire apparaître ce qui peut être avancé sur des bases scientifiques quant à l’impact de l’appartenance à la catégorie sur le développement des pays membres. Bien que les difficultés méthodologiques que rencontre cette évaluation d’impact soient considérables, ce qui explique le peu de recherches sur le sujet, plusieurs résultats de travaux peuvent être avancés en faveur d’un tel impact. Trois principaux résultats de recherche et leurs implications politiques seront brièvement présentés et discutés par trois “mini-panels” de 20 minutes chacun, suivi d’une discussion avec l’audience de 15 minutes.

Impact global des mesures de soutien sur la croissance et la pauvreté : Quand et comment peut-on considérer que leur impact a surmonté celui des handicaps structurels ? 

PRÉSENTATION

Jean-Louis Arcand, Professeur, Université de Genève et Senior Fellow Ferdi.

Alassane Drabo, consultant.

Laurent Wagner, chargé de recherche, Ferdi.

DISCUTANTS

Shanta Devarajan, Professeur, Georgetown University.

Youssoufou Hamadou Daouda, Professeur, Université de Tahoua.


Dans quelle mesure le statut des PMA leur a-t-il permis d’attirer une APD plus forte et plus efficace ? 

PRÉSENTATION

Lisa Chauvet, Professeur, Université Paris I et Senior Fellow Ferdi.

Jules Tapsoba, Représentant résident du FMI pour le Togo - Senior Fellow Ferdi.

DISCUTANTS

Fahmida Khatun, Directrice exécutive, Center for Policy Dialogue, Bangladesh.

Jorge Moreira da Silva, Direction de la coopération pour le développement, OCDE.


La tendance à la marginalisation commerciale des PMA a-t-elle été inversée grâce à leur statut?

PRÉSENTATION

Céline Carrère, Professeur Université de Genève et Senior Fellow Ferdi.

Alassane Drabo, Consultant.

Sosso Feindouno, Chargée de recherche, Ferdi.

DISCUTANTS

Jodie Keane, Chargée de recherche Senior,  Overseas Development Institute (ODI).

Aly Mbaye, Professeur, Université de Dakar.


QUESTIONS DU PUBLIC

La réduction des handicaps structurels hier, aujourd’hui et demain
4:00-5:15 pm (CET)

La table ronde finale discutera dans quelle mesure l’appartenance à la catégorie PMA a-t-elle permis de réduire les handicaps structurels des PMA et comment les mesures de soutien international peuvent-elles être améliorée.

PANEL DE HAUT NIVEAU 

Modération : Frederico Bonaglia, Directeur adjoint, Deputy Director, OCDE Development Centre

Rebeca Grynspan, Secrétaire générale, CNUCE

Xiangchen Zhang, Directeur général adjoint, Organisation mondiale du commerce (OMC).

SE Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République togolaise.

SE Aïchatou Boulama Kané, Ambassadrice de la République du Niger auprès de la France

Elliott Carlton Harris, Économiste en chef, Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (UN DESA)

Conclusions
6:00 pm (CET)