Les résultats montrent que la vulnérabilité structurelle n’apparaît pas comme un déterminant significatif des engagements d’adaptation par habitant, sauf aux niveaux les plus extrêmes. En revanche, le revenu par habitant et, surtout, la qualité de la gouvernance ressortent comme des facteurs explicatifs majeurs.
Les bailleurs tendent ainsi à orienter davantage de ressources vers les pays aux marges budgétaires limitées, tout en conditionnant ces allocations à des capacités institutionnelles jugées suffisantes, combinant ciblage de la pauvreté et sélectivité institutionnelle fondée sur les capacités d’exécution.
Une analyse différenciée révèle que les bailleurs bilatéraux manifestent une attention plus marquée aux situations de vulnérabilité climatique extrême. Par instruments, les dons sont les financements les plus sensibles à la vulnérabilité structurelle climatique, tandis que les prêts concessionnels et non concessionnels répondent avant tout à des critères de revenu, de solvabilité et de gouvernance.
Feindouno, S. (2026) "La vulnérabilité au changement climatique guide-t-elle l’allocation des financements d’adaptation ?", Papiers de recherche AFD n°402