





📅 Mercredi 13 mai 2026
⏰ 14h00 - 15h30 (CET)
📍En ligne
Sur inscription
Si la mobilisation des ressources pour le développement est un enjeu majeur, leur répartition entre pays, en particulier celle des ressources concessionnelles, l’est au moins autant. Force est cependant de constater qu’elle fait généralement l’objet d’une moindre attention. Elle est pourtant cruciale pour l’efficacité et l’équité du système de financement international du développement, et ce particulièrement aujourd’hui dans un contexte de raréfaction accélérée de ces ressources.
La question de l’allocation des ressources concessionnelles se pose à deux niveaux : entre objectifs, en particulier entre développement et biens publics mondiaux (BPM), et entre pays.
L’allocation des ressources concessionnelles entre objectifs est loin d’être clairement définie, mais les engagements internationaux pris en matière de développement et de finance climat dessinent malgré tout quelques règles de répartition avec notamment : pour le développement l’engagement des 0,7% – bien que celui-ci devienne de plus en plus hypothétique – et pour la finance climat – BPM par excellence – les 300 Mds US$ par an attendus des pays développés et le triplement des ressources pour l’adaptation d’ici 2035.
Chaque objectif devrait faire l’objet d’une meilleure distinction au niveau global et au sein de chaque institution de financement – étant entendu qu’il existe également nombre de guichets spécifiques à chaque grand objectif – . Se pose alors plus concrètement la question de la répartition géographique des ressources mobilisées pour chaque objectif ou au sein de chaque guichet : c’est le second niveau d’allocation, celui par pays, appliqué à chaque objectif de financement.
Or, la nature des objectifs, et donc de leurs guichets respectifs, est fondamentalement différente : développement et biens publics mondiaux se complètent certes, se chevauchent parfois, mais poursuivent des finalités propres.
Toutes les ressources concessionnelles ne devraient ainsi pas être allouées selon les mêmes règles. Celles qui visent le développement devraient être orientées d’abord vers les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, en fonction de leurs besoins et de leurs contraintes de financement. Celles qui visent les biens publics mondiaux, en particulier l’atténuation du réchauffement climatique, devraient être allouées en fonction de leur contribution à l’intérêt collectif mondial.
L’adaptation au changement climatique occupe une position intermédiaire : parce que ses bénéfices sont d’abord locaux et liés à la vulnérabilité au changement climatique, elle devrait relever principalement d’une logique d’allocation fondée sur les besoins.
Le webinaire entend ainsi débattre de ces positions et de la façon de les décliner en règles précises : Si les financements concessionnels servent aujourd’hui à la fois le développement, l’adaptation au changement climatique et la production de biens publics mondiaux, notamment l’atténuation du changement climatique, selon quelles règles distinctes devraient-ils être alloués pour rester à la fois justes, efficaces et cohérents avec chacun de ces objectifs ?
Modérateur : Patrick Guillaumont, Président de la Ferdi
Panélistes :