Pour une véritable politique de derisking

Cette note analyse le derisking dans le financement du développement et montre que l’échec du slogan « from billions to trillions » ne condamne pas l’outil, mais révèle une ambition quantitative mal conçue.

Le recours aux fonds publics n’est légitime que si l’investissement produit un rendement social supérieur à son rendement privé, si le secteur privé n’aurait pas investi seul et si aucun autre usage des fonds publics n’est plus efficace.

La mise en œuvre du derisking exige une véritable ingénierie public-privé : analyse fine des risques, compétences spécialisées, pipelines de projets solides et levée des obstacles réglementaires qui freinent les instruments de partage du risque.

Une politique de derisking efficace doit privilégier l’additionalité, l’évaluation et la maîtrise des risques, répondre aux critiques sur sa légitimité politique et sur le risque de subordonner l’intérêt collectif aux intérêts privés, promouvoir notamment les garanties et rester complémentaire des autres instruments du financement du développement.

Citer

Jacquet P. (2026) « Pour une véritable politique de derisking », Ferdi Note brève B296, juillet.