Les Pays les moins avancés, la France et l’Europe

Le programme de la Présidence française pour l’Union européenne indique sous le chapitre « développement » que la France entend contribuer au renouvellement des politiques européennes envers les Pays les moins avancés (PMA). Il est curieux de constater que la traduction anglaise de ce document n’utilise pas la dénomination officielle de cette catégorie de pays, à savoir « Least developed countries », mais l’expression plus vague « less developed countries », générique et non catégorielle. Cette erreur de traduction est symptomatique d’une tendance fréquente y compris parmi les personnes qui s’occupent de développement à confondre « Pays les moins avancés », groupe de pays, défini de façon précise à partir de plusieurs critères, qui constitue le seul sous-ensemble de pays en développement officiellement reconnu par les Nations unies, et les pays dits peu ou moins développés pour lesquels il n’existe pas de définition convenue, voire les « pays à faible revenu », définis par le seul critère du revenu par tête. La catégorie des PMA est censée regrouper les pays pauvres qui en raison des handicaps structurels auxquels ils font face risquent plus que les autres de rester pauvres ou loin d’atteindre les objectifs du développement durable (ODD) . Nous supposons ici que l’ambition de la France est bien de renforcer voire de renouveler la ou les politiques européennes vis-à-vis des PMA. Que peut faire la France en tant que Présidente de l’Union européenne pour renforcer la politique européenne vis-à-vis des PMA ?
Citer

Guillaumont P. (2022) Les Pays les moins avancés, la France et l’Europe, Ferdi Note brève B231, mars