


Invitée à la table ronde des chefs d’État et de gouvernement consacrée à l’agriculture, et animée par Jean-Michel Severino, la Ferdi a transmis aux dirigeants présents une note identifiant trois priorités: renforcer les chaînes de valeur agricoles, mobiliser davantage l’investissement privé et accélérer l’intégration régionale africaine. (voir ci-dessous la note de position).
Les annonces faites à l’issue du Sommet montrent que ces orientations trouvent aujourd’hui un écho croissant. La mobilisation des banques publiques africaines et des bailleurs en faveur de l’agriculture durable, l’extension du fonds FASA destiné aux PME agricoles africaines, ou encore le lancement de l’initiative FARM+, reposent précisément sur cette logique d’effet de levier, de mobilisation du secteur privé et de structuration des filières agricoles.
La participation de la Ferdi à la journée du Pavillon social qui précédait le Sommet a été l’occasion de commenter, dans le panel qui y était consacré, le chapitre dédié à la solidarité internationale au sein du Livre blanc rédigé par la Fondation pour la démocratie dirigée par Achille Mbembe.
Ce Livre blanc a été remis au président de la République française lors du lancement officiel du sommet, le 11 mai. Nos commentaires ont consisté à encourager les auteurs à envisager la situation actuelle de la solidarité internationale non pas exclusivement comme une relation entre la France, voire l’Europe, et l’Afrique, mais comme une dynamique incluant l’ensemble des autres acteurs concernés, en particulier la Chine et les États-Unis. Nous avons également encouragé les auteurs à renouveler le narratif de la solidarité en assumant davantage le langage des intérêts communs et convergents.