
Coorganisé par la FERDI, le Global Development Network (GDN), le Centre d'Actions pour l'Environnement et le Développement durable (ACED), l'African School of Economics (ASE) et le Cerdi, le Forum visait à mieux comprendre les transformations numériques à l'œuvre dans la région et à renforcer la contribution de la recherche aux politiques publiques et aux stratégies de développement numérique, avec le soutien du Pôle clermontois de développement international (PCDI).
Faire dialoguer la recherche et l’action publique
Les transformations numériques redessinent rapidement les économies, les marchés du travail et les sociétés d’Afrique de l’Ouest. Elles offrent de nouvelles possibilités en matière d’inclusion financière, de création d’emplois, d’accès aux services et de développement territorial, tout en soulevant des enjeux importants en matière d’inégalités, de protection des travailleurs, de fiscalité et d’accès équitable aux infrastructures.
Dans ce contexte, le Forum poursuivait trois objectifs principaux :

La première journée du Forum a été consacrée à l’identification des besoins en connaissances et des priorités de recherche pour les années à venir.
Chercheurs, administrations publiques, entreprises, organisations de la société civile et partenaires techniques ont confronté leurs perspectives autour d’une question centrale: quelles recherches sont aujourd’hui les plus utiles pour accompagner les transformations numériques en Afrique de l’Ouest ?
Cette démarche a permis de partir des enjeux concrets rencontrés par les acteurs de la région afin de construire une recherche plus pertinente, plus collaborative et plus utile à la décision publique.
La deuxième journée a été entièrement consacrée à une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs africains en sciences sociales, dont les travaux sont essentiels pour mieux comprendre les transformations numériques du continent et éclairer les débats de politique publique.
À l’issue d’un appel international, neuf jeunes chercheurs ont présenté leurs travaux devant leurs pairs, des chercheurs confirmés ainsi que des représentants des administrations publiques, du secteur privé, de la société civile et des partenaires du développement.
Les participants étaient notamment issus de l’ENSEA à Abidjan, de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de l’Université de Yaoundé II, de l’Observatoire du climat des affaires du Tchad et d’autres institutions de recherche africaines.
Les travaux présentés étaient organisés autour de trois grandes thématiques:

La troisième journée a permis de prolonger les échanges en s'intéressant aux conditions d'une meilleure appropriation des résultats de la recherche par les décideurs publics et privés. Les échanges ont notamment porté sur deux enjeux majeurs :
Au-delà des trois journées d'échanges, le Forum a contribué à renforcer les liens entre chercheurs, décideurs publics et partenaires du développement. Il a permis d'identifier des priorités de recherche communes, de mettre en réseau une nouvelle génération de chercheurs africains et de consolider un dialogue appelé à se poursuivre au-delà de cette première édition.
Cette initiative participe au renforcement d’une recherche produite par et pour la région.