Forum Ouest-Africain sur les Transformations Numériques

7 juillet 2026 > 9 juillet 2026, Cotonou

Du 7 au 9 juillet 2026, la première édition du Forum sur les transformations numériques en Afrique de l’Ouest a réuni à Cotonou des chercheurs, des décideurs publics, des représentants du secteur privé, des organisations de la société civile et des partenaires du développement.

Coorganisé par la FERDI, le Global Development Network (GDN), le Centre d'Actions pour l'Environnement et le Développement durable (ACED), l'African School of Economics (ASE) et le Cerdi, le Forum visait à mieux comprendre les transformations numériques à l'œuvre dans la région et à renforcer la contribution de la recherche aux politiques publiques et aux stratégies de développement numérique, avec le soutien du Pôle clermontois de développement international (PCDI)


Faire dialoguer la recherche et l’action publique

Les transformations numériques redessinent rapidement les économies, les marchés du travail et les sociétés d’Afrique de l’Ouest. Elles offrent de nouvelles possibilités en matière d’inclusion financière, de création d’emplois, d’accès aux services et de développement territorial, tout en soulevant des enjeux importants en matière d’inégalités, de protection des travailleurs, de fiscalité et d’accès équitable aux infrastructures.

Dans ce contexte, le Forum poursuivait trois objectifs principaux :

  • Co-construire des agendas de recherche répondant aux besoins des décideurs publics et des acteurs de terrain ;
  • Renforcer la qualité scientifique, la visibilité et l'impact des travaux de jeunes chercheuses et chercheurs africains ; 
  • Instaurer un dialogue durable entre la recherche, les politiques publiques, le secteur privé et la société civile, afin que les politiques et les innovations numériques reposent davantage sur des données probantes.
Forum Ouest-Africain sur les Transformations Numériques, jour 1

Identifier les priorités de recherche pour l’Afrique de l’Ouest

La première journée du Forum a été consacrée à l’identification des besoins en connaissances et des priorités de recherche pour les années à venir.

Chercheurs, administrations publiques, entreprises, organisations de la société civile et partenaires techniques ont confronté leurs perspectives autour d’une question centrale: quelles recherches sont aujourd’hui les plus utiles pour accompagner les transformations numériques en Afrique de l’Ouest ?

Cette démarche a permis de partir des enjeux concrets rencontrés par les acteurs de la région afin de construire une recherche plus pertinente, plus collaborative et plus utile à la décision publique.

Mettre en lumière d'une nouvelle génération de chercheurs africains

La deuxième journée a été entièrement consacrée à une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs africains en sciences sociales, dont les travaux sont essentiels pour mieux comprendre les transformations numériques du continent et éclairer les débats de politique publique.

À l’issue d’un appel international, neuf jeunes chercheurs ont présenté leurs travaux devant leurs pairs, des chercheurs confirmés ainsi que des représentants des administrations publiques, du secteur privé, de la société civile et des partenaires du développement.

Les participants étaient notamment issus de l’ENSEA à Abidjan, de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de l’Université de Yaoundé II, de l’Observatoire du climat des affaires du Tchad et d’autres institutions de recherche africaines.

Les travaux présentés étaient organisés autour de trois grandes thématiques: 

  • Digitalisation et marché du travail
  • Digitalisation, inclusion financière et fiscalité
  • Connectivité, développement local et transformation structurelle.
Forum Ouest-Africain sur les Transformations Numériques

Renforcer l’impact de la recherche auprès des décideurs

La troisième journée a permis de prolonger les échanges en s'intéressant aux conditions d'une meilleure appropriation des résultats de la recherche par les décideurs publics et privés. Les échanges ont notamment porté sur deux enjeux majeurs :

  • Renforcer les capacités de communication scientifique afin de favoriser un meilleur dialogue entre la recherche et les politiques publiques ; 
  • Ouvrir davantage le processus de production des connaissances aux décideurs publics et privés afin de faciliter l'appropriation et l'utilisation des résultats de la recherche.

En conclusion

Au-delà des trois journées d'échanges, le Forum a contribué à renforcer les liens entre chercheurs, décideurs publics et partenaires du développement. Il a permis d'identifier des priorités de recherche communes, de mettre en réseau une nouvelle génération de chercheurs africains et de consolider un dialogue appelé à se poursuivre au-delà de cette première édition. 

Cette initiative participe au renforcement d’une recherche produite par et pour la région.

Partenaires

  • FERDI - Fondation pour les Études et recherches sur le développement international
  • Global Development Network
  • Cerdi (Centre d'études et de recherches sur le développement international)
  • African Center for Equitable Development (ACED)
  • African School of Economics (ASE)
  • Pôle clermontois de développement international (PCDI)