Pendant longtemps, et notamment au long de la décennie 1980/90, les regroupements régionaux ont été considérés comme essentiels pour accélérer en Afrique, surtout subsaharienne, un développement économique jugé nettement insuffisant pendant les premières années des indépendances, Ces communautés régionales, malgré des caractéristiques et des approches différentes, apparaissaient en effet, sur le continent et aux yeux des grands bailleurs de fonds, comme un stimulant et un vecteur essentiel pour la réalisation dans leurs pays membres des réformes et mutations nécessaires, souvent difficiles. L’intensification continue des relations économiques entre Kenya, Ouganda et Tanzanie a ainsi boosté la croissance des trois premiers membres de l’East African Community (EAC). [...]